La reprise mondiale se confirme mais reste disparate.

C’est la vraie bonne nouvelle de ces dernières semaines : la reprise économique mondiale se confirme. En effet, en février, l’indice PMI « composite » des directeurs d’achat de l’ensemble de la planète a continué de progresser.

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La croissance mondiale poursuit son rebond.

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Sources : Markit, ACDEFI

Avec un niveau de 53,2, il retrouve à 0,1 point près son niveau d’octobre dernier, qui était un plus haut depuis l’été 2018. De quoi confirmer notre prévision d’une croissance mondiale d’au moins 5 % sur l’ensemble de l’année 2021.

Croissance américaine : de plus en plus haut.

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Sources : BEA, Markit, ACDEFI

En revanche, cette reprise est restée très disparate. Comme en janvier, deux locomotives s’imposent : les Etats-Unis et l’Inde, avec des indices composites de respectivement 59,5 et 57,3.

Outre-Atlantique, les indices Markit ont été revus en hausse par rapport à leur première estimation : 58,6 dans l’industrie et 59,8 dans les services. Comme le montre le graphique précédent, ces évolutions indiquent que le glissement annuel du PIB américain devrait avoisiner les 3 % dès le premier trimestre 2021.

Inde : vers une croissance de 7 % cette année.

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Sources : Mospi, Nikkei, ACDEFI

Parallèlement, avec des indices PMI de 57,5 dans l’industrie et 55,3 dans les services, l’économie indienne devrait rapidement atteindre une croissance de 7 %.

Un léger mieux au Brésil.

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Sources : IBGE, Markit, ACDEFI

Au Brésil, l’économie souffre encore, mais l’industrie continue de soutenir le pays à bout de bras. En février, les indices Markit des directeurs d’achat ont ainsi atteint 58,4 dans l’industrie, 47,1 dans les services et 49,6 pour l’ensemble des secteurs. Autrement dit, en dépit du fameux variant brésilien, la récession pourrait être évitée.

Une fois n’est pas coutume, la Chine a connu un net ralentissement en février, qui vient d’ailleurs confirmer la décélération observée depuis la fin 2020. En fait, après le fort rebond enregistré depuis le deuxième trimestre 2020, l’économie chinoise ne fait que consolider sa reprise et devrait réaliser une croissance annuelle moyenne supérieure à 8,5 % cette année.

L’économie chinoise ralentit logiquement après la vigueur passée, mais reste solide.

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Sources : NBSC, Caixin, ACDEFI

Bien loin de cette bonne santé, la zone euro reste en récession. Certes, l’industrie continue de bien résister, en particulier en Allemagne, aux Pays-Bas et en Autriche. Seule l’industrie grecque demeure en récession.

Zone euro : l’industrie est en croissance, sauf en Grèce.

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Sources : Markit, ACDEFI

En revanche, dans les services, tous les pays de la zone euro restent coincés dans une récession de plus en plus douloureuse.

La récession dans les services est généralisée.

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Sources : Markit, ACDEFI

Au total, à l’exception de l’Allemagne et de l’Italie (cette dernière bénéficiant d’un effet de rattrapage de la faiblesse passée) qui affichent des indices PMI « composites » de respectivement 51,1 et 51,4, ces derniers se maintiennent sous la barre des 50 partout ailleurs.

Seules l’Allemagne et l’Italie sortent la tête de l’eau.

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Sources : Markit, ACDEFI

Autrement dit, la reprise de l’économie de la zone euro est encore différée. Après une nouvelle baisse du PIB au premier trimestre 2021, elle pourrait arriver au deuxième trimestre. Si tout va bien…

En espérant que ce sera le cas, nous confirmons nos prévisions de croissance pour 2021 : 2,8 % pour l’ensemble de la zone euro, 2,5 % en Allemagne, et entre 3 et 3,5 % pour la France, l’Italie et l’Espagne. Des niveaux qui ne permettront malheureusement pas d’effacer la récession de 2020. Loin s’en faut.

Marc Touati