La crise nous prépare une nouvelle mauvaise surprise, une nouvelle bulle prête à éclater. Celle-ci concerne les obligations souveraines, produits financiers par lesquels les Etats financent leur dette. Après avoir servi de refuge en 2008, grâce à leurs atouts en matière de sécurité de placement – sauf à avoir investi en obligations islandaises – et de rendement, les obligations d’Etat sont aujourd’hui mis au pilori et devraient connaître des jours difficiles.
C’est justement en pleine déroute de ce marché obligataire que
Il faut dire que cette émission avait de quoi séduire. Etaient proposées des obligations mieux rémunérées que ne le sont actuellement les obligations de l’Etat suédois. Certes, on est bien loin des rendements que peuvent servir des obligations d’entreprise, qui ont, elles aussi, le vent en poupe. C’est le risque que ce genre de produit rémunère. Un risque qui se calcule par rapport à la situation de l’émetteur de l’obligation (sa notation, son risque de faillite…) et à la durée de vie de l’obligation. En l’occurrence, avec une maison aussi reconnue que
Et de quoi séduire un public scandinave, peut-être plus sensibilisé que ses voisins à la protection de l’environnement, ordre de mission de ces obligations de
En dehors de cette cuisine financière, il faut surtout voir dans cette démarche deux messages forts. Le premier, rassurant : malgré la crise économique qui obnibule tous les esprits, l’environnement et le développement durable restent deux thèmes majeurs, pas seulement dans la bouche de Barack Obama. Les fonds récoltés par
Le deuxième message est plus sceptique. S’il est heureux de voir que la communauté financière a su réagir à l’appel de